Depuis vingt ans, Jacques Malglaive et Daniel Bigaré sont les fers de lance de l'association Peintres en Champagne
«On a fait notre petit bonhomme de chemin, mais on n'a pas changé! on est toujours pareils, fidèles à nos engagements!»
Pas de chapelle. Libres comme les huiles qui couvrent les toiles :
Peintres en Champagne c'est, depuis vingt ans, l'accueil des artistes de toutes expressions. Et cela, selon la volonté quasi oecuménique de deux potes : «personne ne peut nous taxer de privilégier telle ou telle école». Ces deux potes ne sont pas que des amis, comme dit l'autre, ils sont pires : «on s'engueule souvent, mais on est des vrais complices!» Il y a donc Daniel Bigaré, «Big» d'une part et Jacques Malglaive d'autre part.
Mon premier, le brûle-gueule à la bouche et le pinceau à la main, est une caution picturale, d'aura régionale, voire davantage. Mon second ne s'est jamais attelé devant un chevalet, mais il est la tête gestionnaire d'une association qui martèle
l'indépendance, le respect de la sensibilité de chacun. Ce que les deux complices affichent d'avoir toujours voulu éviter, c'est de se prendre la tête et de se regarder le nombril entre peintres, du style: j'ai vu ta toile,t'as vu ma toile! : «on fait les choses sérieusement, mais on ne se prend pas au sérieux!»
Indépendance
Vient qui veut à l'association Peintres en Champagne, «barbouilleux» comme dit Big, ou simplement amateur «comme moi» reconnaît Jacques. Et leur credo n'a pas bougé d'un tube de gouache : «Il y a vingt ans, on s'était aperçu que, par exemple un musicien, le visiteur paye pour l'entendre, mais que le peintre, c'est lui qui devait payer pour montrer ses toiles... C'était une injustice qu'on avait voulu réparer!»
Liée par une convention avec la ville depuis 1989 pour la tenue d'expositions au moins trois fois l'an (mais ils en ont déjà accueilli le double) une des fiertés des membres de l'association est de rester attentif à ne pas se faire récupérer, ni à droite ni à gauche.
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